Haïti- Salaire minimum : Deux manifestants libérés après avoir passé une nuit en prison

P-au-P, 19 déc. 2013 [AlterPresse] — Un membre de l’organisation d’encadrement « Antenne ouvrière », Edouardo Iléma, et un travailleur de « PaP sécurité », Walki Pierre, arrêtés la veille par la police lors d’une manifestation de travailleurs et travailleuses ont été relâchés ce 19 décembre, apprend AlterPresse.

Ils ont été relaxés suite à une intervention, en leur faveur, du responsable du Bureau des avocats internationaux (Bai), Mario Joseph.

Ils ont été gardés au commissariat de Delmas 33 depuis le mercredi 18 décembre sans aucune charge retenue contre eux, déplore le secrétaire exécutif de la Force de réflexion et d’action pour le logement (Frakka), Reyneld Sanon.

Ce dernier dénonce les dérives de la police qui devient un outil répressif au service du pouvoir actuel.

Sanon critique l’attitude du gouvernement qui empêche aux ouvriers et à l’opposition de manifester contre le pouvoir en place alors que la constitution de 1987 leur reconnait ce droit.

Contacté par AlterPresse après sa libération, Edouardo Iléma a déclaré avoir été victime de brutalité policière lors de son arrestation.

« Lors du mouvement, trois motos de la Brigade d’intervention motorisée (Bim) sont apparues. L’un des agents me tenait derrière le cou et m’a renversé (sur le sol). Un autre m’a donné des coups de pied à la main et au dos », témoigne t-il d’une voix sereine.

« Je me suis blessé à la main lors de ma chute. J’ai reçu d’autres coups à l’estomac et aux flancs », ajoute t-il précisant que ces agents ont été cagoulés.

Les faits se sont produits sur la route de l’aéroport devant une usine située à l’entrée de Simon Pelé au moment où des ouvrières et ouvriers se rassemblaient pour gagner les rues.

Les manifestants entendaient se rendre devant le parlement pour protester contre le salaire minimum fixé à 225 gourdes (US $ 1.00 = 45.00 gourdes ; 1 euro = 63.00 gourdes aujourd’hui) par le Conseil supérieur des salaires (Css).

L’intervention violente des autorités policières a tué dans l’œuf la manifestation ouvrière amorcée.

Depuis le 10 décembre, les ouvriers et ouvrières manifestent quotidiennement dans les rues de Port-au-Prince en vue de rejeter le salaire minimum de 225 gourdes proposé par le Conseil supérieur des salaires et réclamer de préférence 500 gourdes. [emb gp apr 19/12/2013 12 : 20]

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