Mise à jour Batay Ouvriye

bologoHier mercredi, malgré la déclaration de fermeture des usines par le patronat, des milliers d’ouvriers et d’ouvrières se sont encore réunis très tòt devant les barrières de la Sonapi pour se diriger cette fois-ci directement devant le parlement. Avec les mêmes slogan: “Nou pa vle 225 goud la! Nou travay, nou pa wè anyen! Nou travay, y ap paweze! Nou travay y ap fè milyon, yo refize fè n jwenn anyen! Ak 225 goud la nou pa ka viv!…” ils ont donc à nouveau pris les rues. Il fallait voir l’appui enthousiaste, fier et encourageant que leur donna le peuple au marché de la Croix des Bossales…! À faire pâlir tous les “débats” en cours.

Au parlement, une délégation de syndicalistes choisie auparavent fut reçue par des représentant de la chambre des députés avec, entre autres, le président de cette instance de l’État M. Tholbert Alexis qui leur donna garantie que leur démarche serait prise en considération et qu’une commission serait mise sur pied à la chambre basse afin de mener une enquête pour que les parlementaires soient ainsi mieux informés de la situation.

Par ailleurs, notre représentante, Mme Yannick Etienne, fut durant la semaine invitée à une réunion par le Ministre des affaires sociales et du travail, où étaient présents également d’autres délégués des syndicat du Kosit. Le ministre fit savoir qu’il avait entendu les revendications des ouvriers mobilisés à l’occasion et promit de s’entretenir avec le CSS ainsi qu’avec le secteur patronal pour conjointement rediscuter de la situation.

Cependant, ne voilà-t-il pas que, ce matin, le travail ayant repris, les principaux responsables des comités d’usine s’y sont vu refuser l’entrée, avec parfois une lettre leurs signifiant une suspension, ou une sanction quand ce n’est pas une révocation pure et simple. Naturellement, sans même avoir notifié ce geste arbitraire au ministère des affaires sociales et du travail comme l’exige la procédure: peyi yo pou yo…

Devant cet acte arbitraire et manifestement ciblé à l’encontre de syndicalistes qui ne défendent que les droits les plus légitimes et ô combien justes des ouvriers qui les ont mandaté, nous nous rendont compte, s’il en était encore besoin, que la réponse du patronat… n’est que répression! Comme toujours.

La lutte ne fait que commencer!

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